reconversion

Isabelle, fondatrice de La Maison de l'Ange

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Fondatrice et gérante de l’entreprise La Maison de l’Ange.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

Après 15 ans dans l’enseignement, je décidé de tout plaquer pour répondre à l’appel du coeur.

J’ai toujours été attirée par le domaine spirituel, la psychologie et les sciences parallèles.

En 2011, j’ai entamé une reconversion au métier de libraire. Il m’a fallu 3 ans pour concrétiser mon projet.

En 2014, j’ai créé mon entreprise, un commerce en ligne de livres et produits dans le domaine du bien-être, de la spiritualité et du développement personnel. J’ai aussi une partie librairie « parentalité ».

Je suis conseillère fleurs de Bach agréée Biofloral, conseillère Elixirs de Gaïa et autres produits naturels.

Issue d’une famille de guérisseurs, radiesthésistes et géobiologues, je suis aussi maître reiki, médium-guérisseuses, énergéticienne. Je pratique et enseigne aussi les techniques du Triangle d’Or d’Isis et du LaHoChi.

En 2016, mon entreprise a pris ses quartiers sur Bouaye et j’ai ouvert un cabinet de soins et un showroom pour la partie vente.

Depuis 2018, j’ai aussi une chaîne youtube.

Depuis 2014, je suis active sur les réseaux sociaux comme facebook.

J’ai été membre du bureau de l’association des entrepreneurs de Saint Sébastien sur Loire à mes débuts (St Seb entreprises) et je fais partie du réseau Femmes de Bretagne. Depuis quatre ans, j’ai été présente sur quelques salons du bien-être en Loire-Atlantique, Vendée, Normandie et Bretagne.

Début 2020, j’ai lancé une formation pour les personnes désireuses de devenir thérapeute énergétique.

Pourquoi t'es-tu reconvertie ?

Après avoir tout donné pour l’Éducation Nationale, malgré la vocation de départ pour le métier d’enseignante, une grande lassitude s’est installée et je ne voyais aucune possibilité d’évolution. Alors quand j’ai fait le bilan et me suis rendue compte qu’il me restait 30 ans à travailler, sans possibilité d’évolution autre, le burn out est apparu. J’ai alors cherché des solutions et après plusieurs échecs de demande de mutation, j’ai envisagé la reconversion professionnelle… et cela m’a pris encore 3 années.

Comment t'es-tu fais accompagner dans ta reconversion ? (coaching, reprise de formation ou autres)

J’ai été accompagnée par le service reconversion du Rectorat de Nantes, qui m’a permis de me remettre en question totalement et d’envisager le métier de libraire. J’ai donc suivi une formation en accéléré et ai fait plusieurs stages en entreprise…je me suis sentie renaître, j’avais l’impression d’être à nouveau utile de faire des découvertes chaque jour.

J’ai aussi été accompagnée psychologiquement par plusieurs thérapeutes et coachs.

En parallèle, je me suis formée au Reiki Usui, car j’avais aussi dans l’idée de m’installer en tant que guérisseuse, étant issue d’une famille avec des dons dans ce domaine.

Je fais du yoga depuis plus de 20 ans et j’ai aussi suivi des formations en relaxation et méditation.

J’ai été accompagnée par la Maison de la Création de Nantes et aussi la BGE.

Quels ont été tes déclics ?

Tout d’abord, il y a eu le décès de mon grand-père en 2004, qui a fait l’effet d’une bombe ; je voulais tellement partager avec lui sur les dons ancestraux et d’un coup, il n’était plus là.

J’ai mis du temps à m’en remettre et en 2008, j’ai eu à nouveau des décès dans ma famille qui m’ont fait commencer à regretter ma place d’enseignante…j’avais perdu le goût du métier.

C’est donc après trois-quatre ans de demandes de mutations échouées (je m’étais dit que de changer d’air et d’environnement – lieu de travail me ferait peut-être du bien), j’ai décidé de changer de métier et d’écouter mon coeur : je serai libraire dans le bien-être et énergéticienne.

En 2011, lors de mes stages en entreprise, j’ai rencontré des personnes avec lesquelles j’ai pu échanger et me former à des techniques de guérison, sur les cristaux…et cela a été une révélation. J’irai vers cette voie !

En 2014, j’ai dû faire un choix radical car j’avais anticipé la chose et avait déménagé puis créer mon premier cabinet de soins. Je souhaitais passer enseignante à mi-temps pour assurer mes arrières mais comme je devais créer La Maison de l’Ange quelques mois plus tard, le Rectorat m’a annoncé que j’étais dans l’illégalité et que je devais faire un choix.

Comme mon projet était lancé depuis presque un an et demi, ça me crevait le cœur de l’abandonner, j’ai donc quitté l’enseignement en démissionnant pour création d’entreprise, je suis partie avec une enveloppe… qui m’a permise de tenir quelques temps.

En 2015, faute de patients assez nombreux au cabinet, j’ai dû le fermer. J’ai pris une grosse claque, mais je me suis relancée et ai travaillé d’arrache-pied pour maintenir mon entreprise, à l’époque seul commerce en ligne.

En 2016, quand j’ai emménagé sur Bouaye, j’ai changé mes statuts pour inclure les soins dans La Maison de l’Ange pour pouvoir ouvrir un cabinet.

Peux-tu nous parler de ton nouveau job ?

Depuis 5 ans, j’ai complètement changé de vie, je suis autonome, mon propre patron, je ne dépends de personne et je suis libre. Bien sûr, il y a des contraintes, il faut par exemple, faire toutes les tâches inhérentes à la gestion d’une entreprise : budget, commandes, réassort, gestion du stock, facturation, comptabilité, livraisons…et comme je fais de plus en plus de soins, je commence à réfléchir à l’avenir, peut-être embaucher quelqu’un.

Depuis 2016 et les nombreux salons auxquels j’ai participé, je me suis faite connaître sur les stands et grâce à des conférences. Le bouche-à-oreilles a aussi bien fonctionné, ainsi que les réseaux sociaux, et c’est très important…j’ai pu développer ma clientèle qui réside en France et à l’étranger.

En 2018, j’ai aussi créée des ateliers bien-être et des soirées soins collectifs…ils ont été fortement appréciés. C’est d’ailleurs à l’issue d’un de ces ateliers fin 2019 que j’ai eu l’idée de créer la formation que j’ai mise en place en 2020 : Les Apprenti(e)s Guérisseur(se)s. J’ai eu tout de suite des demandes et j’ai dû créer un second groupe en Vendée, car on me réclamait.

Aujourd’hui j’envisage de créer un organisme de formation et faire certifier ma formation déjà existante, j’ai déjà des idées pour proposer une année supplémentaire de formation, pour approfondir les connaissances de mes apprentis. Finalement, je suis encore enseignante mais pas dans le domaine scolaire…j’enseigne ce que j’aime et ce que je connais, je veux véritablement transmettre mes connaissances à des personnes demandeuses.

J’accompagne aussi les parents et les professionnels de l’enfance grâce aux outils que je vends : les livres de la méthode Faber et Mazlish, les roues des émotions et les jeux de cartes sur les émotions, les besoins et les sensations.

Comment te sens-tu aujourd'hui ? Peux-tu dire que tu es épanouie professionnellement ?

Aujourd’hui, je me sens super bien. Je me sens totalement épanouie et à ma place. Je ne regrette absolument pas d’avoir quitté l’enseignement.

L’année 2019, malgré un petit accident de parcours (une triple entorse de la main) qui m’a occasionné deux mois et demi d’arrêt, a été la meilleure année sur le plan financier et mon entreprise a enfin été bénéficiaire, j’attendais cela depuis 5 ans.

Je ne regrette pas tous les efforts, ni toutes les erreurs que j’ai faits car ils ont été très formateurs. Je commence enfin à récolter les fruits des graines que j’ai semé.

Aujourd’hui, je vois l’avenir très positivement malgré cette période particulière que nous venons de traverser (covid-19) car j’ai réussi à maintenir mon activité pendant tout le confinement même si celle-ci a été très ralentie et j’estime avoir limité la casse par rapport à mes collègues, c’est un bon signe pour le futur. Cette période m’a aussi permise de me renouveler encore et encore et de mettre en place des projets pour l’avenir, que pour le moment je garde secret.

Un conseil à donner aux femmes en reconversion ?

Ne rien lâcher, avoir un projet solide dès le début, y croire encore et encore, ne jamais désespérer et se faire aider, créer du contact, se faire connaître, faire confiance à sa bonne étoile….et travailler jusqu’à ce que ça paie et surtout ne jamais se reposer sur ses lauriers, être toujours à l’affût et avoir mille idées à la seconde, se renouveler chaque jour.

Je ne fais que cela depuis bientôt 6 ans.

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Carpe Diem

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