Démissionner pour une reconversion : un nouveau droit au chômage

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Démissionner pour faire une reconversion : un nouveau droit au chômage

Depuis le 1er novembre 2019, les salariés démissionnaires peuvent bénéficier de l’assurance-chômage. Cette nouvelle mesure est assortie de conditions assez restrictives.

Modification de la durée minimale d’affiliation pour toucher l’assurance chômage : 6 mois au lieu de 4

Actuellement, il faut avoir travaillé quatre mois sur les 28 derniers mois (« la période de référence ») pour ouvrir ses droits à indemnisation. Cependant, à partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé six mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 mois qui précèdent la fin du contrat de travail (terme du préavis). Sauf pour les salariés âgés de 53 ans et plus à la date de la fin de leur contrat de travail : leur « période de référence » reste de 36 mois.

En conséquence, la durée minimale d’indemnisation passe également de 4 à 6 mois.

Le décret prévoit la modification du seuil de rechargement des droits à l’assurance chômage : 6 mois au lieu d’1

En effet, le salarié devra justifier une « durée d’affiliation au régime d’assurance chômage (…) d’au moins 910 heures travaillées au titre d’une ou plusieurs activités exercées antérieurement à la date de fin des droits. » Lorsque l’on travaille pendant sa période de chômage, le seuil de rechargement des droits passera donc de 6 mois contre un mois aujourd’hui.

Indemnités dégressives pour les salaires les plus élevés

En ce qui concerne les salariés dont le revenu est supérieur à 4 500 euros brut par mois, le décret prévoit de réduire leurs indemnités de 30 % à partir du 7e mois d’indemnisation. Un montant plancher est fixé à 2 261 euros net, auquel cas le coefficient de dégressivité ne s’applique pas.

En revanche, les salariés de 57 ans ou plus ne sont pas concernés par cette mesure. Le plafond de l’indemnisation maximale reste à 6 615 euros net.

Des droits au chômage pour les salariés démissionnaires

Sous certaines conditions, les salariés pourront bénéficier de l’allocation d’aide au retour à l’emploi en cas de démission à partir du 1er novembre 2019. Ils devront poursuivre « un projet de reconversion professionnelle nécessitant le suivi d’une formation ou d’un projet de création ou de reprise d’une entreprise présentant un caractère réel et sérieux attesté par la commission paritaire interprofessionnelle régionale ».

Les salariés démissionnaires devront « justifier également d’une durée d’affiliation spécifique équivalant à au moins 1 300 jours travaillés au cours des soixante mois qui précèdent la fin du contrat de travail (terme du préavis) ». Soit 5 ans à temps plein !

Des allocations pour les travailleurs indépendants

Les travailleurs indépendants dont l’entreprise fera l’objet, à partir du 1er novembre 2019, d’un jugement d’ouverture de liquidation judiciaire ou d’une procédure de redressement judiciaire pourront bénéficier d’une allocation forfaitaire de 800 euros par mois pendant six mois, à condition que l’activité professionnelle ait généré un revenu minimum de 1 000 euros par an sur les deux dernières années avant la liquidation.

SOURCE : https://www.nouvelleviepro.fr/actualite/803/reforme-de-lassurance-chomage-ce-qui-change-au-1-novembre-2019 

Des envies de changements ?

L’an dernier, un actif sur trois a connu ce qu’on appelle une “reconversion professionnelle”, soit une promotion, un changement de poste ou… le chômage, selon une récente étude. C’est plus qu’en 2017, année durant laquelle seulement un professionnel sur quatre a évolué. Les plus concernés par ce marché du travail de plus en plus mouvant sont les 18-26 ans, qui ont été 80% à connaître une transition en 2018, contre environ 50% les années précédentes. Des explications possibles ? L’effort de formations proposé par les entreprises, ou encore le raccourcissement de la durée des CDD.

« 20% des individus ayant connu une transition professionnelle dans les 12 derniers mois envisagent de changer d’emploi dans l’année à venir »

Deux questions viennent spontanément à l’esprit :

1. quel ressenti pour les personnes concernées ?
2. ces personnes ont-elles pris un nouveau poste par défaut, pensant que cela leur conviendrait ? Ou bien, était-ce après une mûre réflexion, mais ça n’a pas marché pour autant ?

Dans tous les cas, il leur faut accuser le coup, reprendre confiance et ….recommencer à chercher.

Sans doute serait-il utile de se recentrer sur soi dans ces périodes de reconversion, de réfléchir à qui l’on est, à ce que l’on a déjà accompli, au chemin parcouru.

Ne pas se laisser envahir par le doute, sur soi, sur l’avenir, sur tout.

Et reconstruire. Son projet. Un vrai projet que l’on réussira, parce qu’on aura la force, les compétences, et par-dessus tout l’envie ! Cette fois, on ne se trompera pas.

Découvrez des témoignages inspirants

Envie de changement, mais vous ne savez pas dans quoi vous orienter ? Le salon Profession’L offre aux visiteuses la possibilité de rencontrer, sur un seul et même lieu et en une journée, les experts de la reconversion, qu’ils soient entreprises, organismes publics ou associatifs. Ainsi que des témoignages de femmes inspirantes ayant elles-mêmes réalisés une reconversion.

Infographie | Les femmes et la formation professionnelle

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Infographie

Les femmes et la formation professionnelle

Les femmes d’hier, d’aujourd’hui et de demain : vers un accès à la formation professionnelle plus égalitaire.

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Infographie réalisée par Topformation.fr et Profession’L

© Webdesign et développement par Morgane Pichard

« Oser gérer son stress par le rire »

Vous souhaitez activer une démarche positive dans votre recherche d’emploi…Les bienfaits du rire sont considérables. Il combat le stress, améliore la santé, développe l’optimisme, augmente l’énergie et le dynamisme…

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Reconversion professionnelle : 4 étapes à ne surtout pas sous estimer !

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Reconversion professionnelle :

4 étapes à ne surtout pas sous estimer !

Nous avons toutes été en proie au doute à un moment de notre vie… Un tel changement implique une véritable remise en question.

Mais comment faire le bon choix ?

Voici quelques questions sans doute un peu classiques mais tout de même importantes que je me suis posée avant d’entamer mon changement de vie.

1. Pourquoi vous reconvertir ?

Prenez le temps de la réflexion et faites un point sur votre situation actuelle :

Souvenez-vous de la raison pour laquelle vous avez choisi le poste que vous occupez actuellement. Qu’est-ce qui vous a plu au départ et à l’inverse qu’est ce qui vous déplaît aujourd’hui ?

Un changement d’entreprise pourrait-il pallier aux difficultés rencontrées ? Ou alors est-ce vraiment irrémédiable ?

Vous vous ennuyez dans votre emploi ? Vous êtes lassées de faire ce que vous faites, vous traîner des pieds le matin…. Tous les jours vous venez travailler avec la boule au ventre en priant que cette journée passe le plus rapidement possible. Bref, votre quotidien est devenu un calvaire ?!

Depuis combien de temps, subissez-vous cette situation ? S’agit-il d’un bref passage à vide où est-ce vraiment une situation qui perdure ? Quels sont les facteurs qui impliquent cette lassitude ?

Ou alors, êtes vous à la recherche d’un emploi depuis quelque temps déjà ?

Si c’est votre cas et que votre recherche s’avère infructueuse c’est sans doute parce que le poste visé doit appartenir à un secteur d’activité où les besoins en recrutement sont saturés ? Il y a plusieurs possibilités.

De toute façon, soit vous patientez… soit vous trouvez un poste similaire ou alors vous passez à l’action et faites le choix de partir dans cette belle aventure qui est la reconversion ! 

Si vous vous rendez compte qu’au final votre travail n’est pas la source de votre mal-être alors essayer de creuser davantage : Êtes vous heureuse dans votre vie privée ? Si non, trouvez la réponse… car je ne peux vous aiguiller à ce sujet malheureusement.

2. Qu’attendez vous de cette reconversion ?

Prenez votre temps et réfléchissez à ce qui vous rend heureux au travail, à ce à quoi vous avez envie de consacrer votre temps et votre énergie. Dans quel environnement êtes-vous susceptible de vous épanouir le plus.

Aimeriez-vous vivre de votre passion ? Ok, vivre de sa passion c’est bien mais il ne faut pas se limiter à cela. C’est à dire qu’un travail épanouissant ce n’est pas nécessairement vivre de sa passion. Tout simplement parce que certaines de vos passions ont pour vocation simplement à le rester. Vous vous voyez faire des pâtisseries et être debout à 4h du matin tous les jours les 15 prochaines années ? Vous voyez bien que le jour où elles deviennent votre gagne-pain elles peuvent perdre davantage de leur intérêt. D’autre part parce qu’on peut parfaitement s’épanouir dans un métier qui nous plaît sans que celui-ci soit à proprement parler une passion.

N’ayez crainte, vous êtes en droit de formuler tous vos doutes, toutes les questions qui vous viennent à l’esprit ! Elles sont justes et légitimes ! On parle tout de même d’un éventuel changement de vie !

Vous êtes à la recherche d’un emploi stable et péren ? C’est aussi une bonne raison.

Être réaliste est ici primordial, pourquoi ? Dans certains cas, se calquer à la réalité du marché de l’emploi peut vous éviter bien des désillusions.

De plus, cela est plus rassurant de se concentrer sur l’adéquation entre d’une part :

– l’offre et la demande de recrutement et

– les besoins du marché et vos compétences pour établir les domaines possibles dans lesquels vous exercerez votre reconversion.

Vous me direz : “oui tu as raison mais pour cela doit-on faire taire nos envies ?” Oui et non. Si vous envisagez de changer de métier, c’est que vous ne trouvez plus votre compte dans celui que vous exercez aujourd’hui, donc pensez à ce que vous avez envie de faire. Sans pour autant faire l’impasse sur vos envies, elles pourraient être un parfait moteur au moment de trouver l’énergie nécessaire à l’acquisition de nouvelles compétences.

Vous voyez, il est impératif de poser à plat les raisons de cette envie afin de pouvoir statuer si oui ou non vous allez vous reconvertir.

3. Reconversion, oui mais pour quoi faire ?

Qu’aimerais-je faire ? Quel métier m’attire ? Pourrais-je lier l’utile à l’agréable ?

Quel secteur d’activité m’attire ? Est-il porteur d’opportunités pour moi ? Vais-je y trouver un emploi aisément ? Si je crée mon entreprise, vais-je y trouver des clients ?

Suis-je idéaliste ou réaliste ?

Maintenant que vous pensez savoir ce que vous voulez faire, encore faut-il avoir la possibilité de mener à bien votre projet :

Ais-je les capacités intellectuelles d’être astronaute ou sage femme ?

Attention, il faut savoir rester réaliste !

Vous avez été toute votre vie sage femme (je n’ai rien contre ce métier, bien au contraire, c’est un beau métier) et vous souhaitez devenir astronaute. Il s’agit d’une voie élitiste qui demande de longues années d’études, une condition physique irréprochable, être une véritable passionnée des sciences et avoir un facteur chance indéniable ! Les élues sont rares 😉 .

Il faut donc aussi bien se connaître : suis-je capable de me lever tous les jours à 4h du matin afin de préparer des pâtisseries. Il y a des métiers exigeants qui requièrent de la précision, de la créativité, de la rigueur et bien d’autres qualités. Ces aptitudes ne sont pas innées chez chacune d’être nous ! Et moi la première !

Parallèlement à l’objectif de reconversion, pensez-vous que ce futur emploi soit porteur d’avenir ?

4. Une gestion des risques mesurés

La reconversion professionnelle implique de prendre des risques. Ils doivent être évidemment évalués et mesurés. Mais ils paraissent difficiles de les exclure complètement.

Comme nous le savons toutes, “c’est la monnaie qui dirige le monde”. Hors une reconversion, cela a coût (sans parler pour le moment de formation) !

Je m’explique : à un certain stade, elle va obligatoirement générer une baisse des revenus, c’est inhérent à ce type de projet.

Soyez certaines d’être en mesure de subvenir à vos besoins et éventuellement ceux de votre famille durant ce laps de temps. C’est aussi simple que ça !

Il faut vraiment être consciente que financièrement les choses seront différentes. Comme vous devez vous en douter, avoir un salaire plein et des indemnités de chômage… ce n’est pas la même chose !

Soyez conscientes que vous allez devoir quitter votre zone de confort : moins de temps à consacrer à votre entourage, moins de sorties (les week-end en Europe, à oublier !), privilégiez les transports en commun etc.

Et oui, mine de rien, en fonction de vos habitudes de vie il y aura des concessions à faire. C’est un passage obligatoire face à un tel bouleversement de vie.

Donc si vous êtes allergique au risque, posez-vous la question suivante : « est-ce plus risqué pour mon équilibre de rester dans un travail qui ne me satisfait plus ou de me reconvertir avec ce que cela comporte comme incertitudes et changements ?

Mais je vous rassure, VOUS POUVEZ Y ARRIVER !

L’objectif n’est pas de vous décourager mais de vous préparer psychologiquement car il s’agit d’un tournant important dans votre vie. Et il n’y a que vous pour mener à bien votre projet !

C’est exactement là où réside votre réussite : VOUS ! Il est certain que si vous êtes motivées, vous réussirez !

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